La dernière mode outre atlantique, ce sont les « buffered funds » qui sont des fonds actions qui promettent d’atténuer les pertes sur une plage (mettons plus de pertes si l’indice fait entre -5% et -15%) en finançant cette protection par l’abandon des gains au-delà d’un seuil (mettons 15%).
Bref, une variante produit structuré, mais au moins on comprend comment un peu ça marche avec quelques connaissances sur le fonctionnement des options.
Le hic, c’est que 95% de ces fonds n’arrivent pas du tout à produire ce profil de rendement et sont moins efficaces qu’un simple mélange d’actions et de cash ciblant la même volatilité.
Ces daubes commencent à arriver en format UCITS, je sens venir les pubs…
Tout juste sorti de presse. Encore une fois, Il est toujours bon de s’éduquer avant de foncer. Cette fois il s’agit de la strategie Buy the dip, autrement dit précipitez vous pour acheter quand le marché descend (on parle des stocks pickers ici). Selon cette étude par AQR Hold the Dip cette stratégie sous performe la simple stratégie passive “buy and hold”, autrement dit acheter puis laisser courir, comme une stratégie DCA. Une meilleure stratégie est de suivre la tendance (trend followers). Voir article
Je sais c est pas vraiment le sujet de Cayas. Encore que! Mais ça m’a vraiment déprimé. Mes amis de Cayas vous allez avoir du boulot pour les prochaines années. Tout est en place pour que les rois des investissements foireux aient un boulevard devant eux. Regardez le niveau des élèves français en mathématiques. Hélas !
La thèse, oui nous sommes dans une bulle si on considère le marché US mais si on considère le risk/reward il y a de nombreuses opportunités d investissement avec des rendements supérieurs au cash.
Conclusion de GMOPour l’investisseur agnostique qui craint que l’IA ne soit qu’une bulle spéculative sans pour autant en être totalement convaincu, la bonne nouvelle est qu’aujourd’hui, la certitude n’est pas nécessaire pour diversifier son portefeuille
vers un portefeuille moins dépendant de l’IA. De nombreux autres actifs risqués s’échangent à des valorisations justes, voire attractives, et même si les marchés financiers actuels s’avéraient rationnels, il n’y a pas de perte attendue de rendement à long terme à réorienter son portefeuille des valeurs vedettes de l’IA vers ces autres actifs.
Les actions de valeur sont très bon marché partout, et sur les marchés américains et de la zone EAFE, les actions de forte capitalisation s’échangent avec des décotes parmi les plus importantes jamais enregistrées. Les petites capitalisations de valeur hors États-Unis sont également attractives,
notamment au Japon, où elles bénéficient à la fois d’un yen très sous-évalué et de l’ouverture du marché du contrôle des entreprises. Les placements liquides offrent des rendements intéressants sur les liquidités et de larges écarts de valorisation entre les différentes classes d’actifs. Les obligations d’État sont quant à elles conçues pour générer des gains en capital en période de récession et un rendement correct si l’économie mondiale se maintient.
Un papier important qui revient sur la résilience et l ubiquité du facteur momentum
« Les stratégies de momentum ont démontré une résilience face aux préoccupations liées à l’exploration de données et à l’arbitrage, avec peu de preuves de baisse de performance due aux pressions de l’arbitrage. En fin de compte, le momentum est une caractéristique éternelle des marchés financiers. » @SSRNpapers.ssrn.com/sol3/papers.cf…